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Mon Historique du karaté.

par Mike JULIE


     

Je n’ai pas la prétention de vous conter l’histoire du karaté de ses débuts à nos jours…… non, il y a de très bons auteurs qui se sont chargés de le faire. 

 

Mon rôle en tant que professeur est de transmettre des savoirs et au-delà de l’aspect technique et philosophique du karaté, il me semble normal de connaître  les origines de notre art martial et de savoir où sont nos racines.

Je vais donc tracer les grandes lignes de l’histoire du karaté que je pratique, avec bien sûr les hommes qui ont marqué de leur emprunte ma discipline (et moi par la même occasion)...

 

Bien évidemment, le karaté n’est pas apparu tel que nous le connaissons sous sa forme actuelle, mais il est le résultat de rencontres successives entre différents hommes. Il a connu différentes évolutions et continue d’évoluer.

En ce qui concerne le karaté shotokan, c’est sur l’île d’Okinawa qu’il a vu le jour.

 

Avant d’aller plus loin sur cet archipel du Japon, je ne vais pas oublier de vous narrer la légende  de Bodhidharma qui est à l’origine du bouddhisme zen !!!

Donc,… il était une fois en l’an 500 après J-C, un moine bouddhiste indien qui s’installa dans le monastère de shaolin afin d’y méditer. (Le monastère est situé en Chine… il a donc fait un très long voyage avec des péripéties).

C’est après neuf ans de méditation (et de réflexion) qu’il acquit une connaissance éclairée du monde, il avait atteint le satori. Il rechercha ainsi l’union du corps et de l’esprit pour atteindre le satori. Il enseigna en complément à ses disciples des séries d’exercices de renforcement physique axés sur les lois naturelles (yin et yang).

 

Cette méthode d’entraînement pris l’appellation de kempo.

Cette méthode arriva sur l’île d’Okinawa, point de rencontre traditionnel des cultures chinoises et japonaises, et prit l’appellation de Te (Okinawa té ou to dé). Comme la plupart des pratiquants d’arts martiaux le savent, c’est sous l’occupation japonaise, où l’utilisation des armes étaient prohibée, que les Okinawiens mirent au point des méthodes de combat avec leur seul poing et pied. Le Tang Te fit fureur ! Chaque région avait son style de Te….shuri-té, naha-té, tomorino-té.

 

Revenons donc au karaté shotokan…..le fondateur de ma discipline s’appelle maître Gichin Funakoshi. Il est né en 1868 et s’est éteint en 1957 à l’âge de 88 ans (et oui le karaté ça conserve !). C’est lui qui a introduit le terme karaté « main vide » et qui plus tard a même utilisé la notion de karate-do. Cette modification de l’Okinawa-te en karate-do signifie beaucoup de choses car le suffixe do l’associe au budo et lui confère une dimension plus profonde. Pour simplifier, avec le karaté pratiqué en Okinawa-te, l’objectif est l’efficacité, mais en karaté-do l’efficacité reste un objectif, mais ce n’est pas le seul. Dans notre système d’entraînement, nous recherchons le perfectionnement à la fois du corps et de l’esprit.

 

Pour en savoir plus, revenons à ses débuts : Funakoshi était fils de samouraï et il s’est initié très tôt aux arts d’autodéfense. Jeune instituteur, il se perfectionne au karaté en cours du soir (cette discipline étant interdite par le gouvernement) avec maître Azato. Mais c’est grâce à ses démonstrations officielles au japon avec son maître Itotsu, qu’il rencontra au début du 20ème siècle, que maître Funakoshi rendit populaire le karaté. Il était chargé de l’enseigner dans les écoles. Cet homme a institutionnalisé le karaté au Japon, il est le père fondateur du karaté moderne. Homme de lettre, il  a écrit de nombreux ouvrages ; il a continué la transmission orale du karaté mais a également fait un énorme travail de synthèse dans la codification du karaté. Nous lui devons également le dojo kun et le niju kun.

 

Il a formé de nombreux maîtres (dont son fils Yoshitaka qui fut le premier à révolutionner le karaté et à lui permettre son évolution), qui à leur tour ont formé jusqu’à ce que je sois à mon tour formé. Mon senseï s’appelait Gérard Solle, ceinture noire 5ème dan, il est parti trop tôt. Il m’a apprit énormément sur le karaté et pour le reste, je continue à apprendre (sur le karaté et sur moi-même) avec mes élèves, mes amis karatékas et les experts (tels que Jean-Pierre Lavorato, Jean-Louis Morel, etc…) que j’essaie de suivre.

 

Mike Julie

 

 

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